Selon l’Observatoire Corum l’Épargne réalisé par OpinionWay pour Corum, les Français parlent désormais plus facilement d’argent au sein de leur famille, souhaitent une meilleure éducation financière dès l’école et privilégient encore largement le conseil humain lorsqu’il s’agit d’épargner ou d’investir. Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 004 Français, cette étude met également en évidence une forte inquiétude concernant la retraite et une confiance encore limitée envers l’intelligence artificielle pour les décisions financières.

  • Présentation de l’étude
  • L’essentiel à retenir
  • Les chiffres clés
  • Pourquoi l’argent reste avant tout une affaire de famille
  • Pourquoi les Français réclament davantage d’éducation financière
  • Pourquoi épargner tôt est devenu une priorité
  • Le rapport aux conseils financiers et à l’intelligence artificielle
  • Méthodologie
  • Limites
  • Conclusion
  • FAQ

Que montre l’Observatoire Corum l’Épargne 2026 ?

L’étude montre que les Français entretiennent un rapport relativement ouvert avec l’argent, mais principalement dans le cercle familial. Ils souhaitent très majoritairement que l’éducation financière soit enseignée à l’école, restent prudents dans leurs choix d’investissement et continuent de privilégier leur banquier ou leurs proches plutôt qu’une intelligence artificielle lorsqu’ils recherchent un conseil financier. Ces résultats proviennent d’un sondage OpinionWay réalisé pour Corum auprès de 1 004 personnes interrogées entre le 2 et le 8 avril 2026. :contentReference[oaicite:0]{index=0}

L’essentiel à retenir

  • 81 % des Français déclarent que l’argent est un sujet ouvert ou au moins abordé au sein de leur famille (page 8).
  • 82 % souhaitent que l’école joue un rôle dans l’éducation financière, notamment pour apprendre à gérer un budget et se protéger des arnaques (page 14).
  • 66 % des personnes qui ne sont pas encore à la retraite se disent inquiètes pour leur future retraite (page 21).
  • 88 % privilégient des investissements limitant les risques plutôt que la recherche de gains plus élevés (page 29).
  • 67 % déclarent ne pas faire confiance à l’intelligence artificielle ou ne pas l’utiliser pour obtenir des conseils financiers (page 34).

Les chiffres clés de l’étude

81 % des Français parlent ouvertement d’argent dans leur famille. L’étude distingue les familles où les échanges sont totalement ouverts (43 %) et celles où la situation financière est connue sans être entièrement détaillée (38 %). Cette proportion concerne l’ensemble des répondants interrogés en avril 2026 (page 8). :contentReference[oaicite:1]{index=1}

82 % estiment que l’école devrait participer à l’éducation financière. Les attentes portent principalement sur la gestion d’un budget (65 %), la prévention des arnaques financières (46 %) et la compréhension de l’investissement (29 %) (page 14). :contentReference[oaicite:2]{index=2}

66 % des actifs ou futurs retraités se disent inquiets pour leur retraite. Cette question a été posée uniquement aux personnes qui ne sont pas encore retraitées, soit une base de 700 répondants (page 21). :contentReference[oaicite:3]{index=3}

88 % privilégieraient un investissement limitant les pertes. Seuls 12 % accepteraient davantage de risques afin d’espérer un rendement supérieur (page 29). :contentReference[oaicite:4]{index=4}

67 % n’utilisent pas ou ne font pas confiance à l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils financiers. Seuls 33 % déclarent lui faire davantage confiance qu’à au moins un interlocuteur humain (page 34). :contentReference[oaicite:5]{index=5}

Pourquoi l’argent reste-t-il avant tout un sujet familial ?

L’un des principaux enseignements de cette étude est que parler d’argent n’est plus considéré comme un véritable tabou pour une majorité de Français. Plus de huit répondants sur dix indiquent que le sujet est abordé au sein de leur famille, même si le niveau de transparence varie selon les foyers.

L’étude distingue deux situations :

  • 43 % décrivent une famille dans laquelle la situation financière est connue de manière ouverte et assumée ;
  • 38 % déclarent avoir une connaissance plus partielle mais réelle de la situation financière familiale.

À l’inverse, seuls 19 % indiquent que l’argent reste un sujet absent ou considéré comme tabou dans leur environnement familial (page 8). :contentReference[oaicite:6]{index=6}

Les jeunes parlent plus facilement d’argent que leurs aînés

Les différences générationnelles apparaissent nettement. Les moins de 35 ans sont plus nombreux à déclarer échanger librement sur les questions financières au sein de leur famille. Chez les 25-34 ans, cette proportion atteint 93 %, contre 76 % parmi les personnes âgées de 50 ans et plus (page 9). L’étude observe ainsi une ouverture plus importante des jeunes générations sur ces sujets. :contentReference[oaicite:7]{index=7}

Le conjoint reste l’interlocuteur privilégié

Lorsqu’ils évoquent leurs finances, les Français se tournent d’abord vers leur entourage proche. Le conjoint constitue le premier interlocuteur cité (58 %), devant les autres membres de la famille. Au total, 69 % déclarent parler d’argent avec au moins un membre de leur famille, tandis que seulement 6 % indiquent n’en parler avec personne (page 10). :contentReference[oaicite:8]{index=8}

Selon l’étude, les interlocuteurs évoluent avec l’âge : les jeunes échangent davantage avec leurs parents, alors que les personnes plus âgées discutent principalement avec leur conjoint ou d’autres membres de leur famille (pages 11 et 12). :contentReference[oaicite:9]{index=9}

Pourquoi les Français souhaitent-ils une meilleure éducation financière ?

L’étude met en évidence un consensus particulièrement marqué : les répondants considèrent largement que l’école devrait transmettre des connaissances financières de base.

Cette attente dépasse largement la seule question de l’investissement. Les Français souhaitent avant tout que les élèves apprennent à gérer un budget, à reconnaître les arnaques financières et à mieux comprendre les mécanismes de l’épargne et de l’investissement.

L’adhésion est encore plus forte chez les jeunes adultes. Parmi les 18-24 ans, 95 % souhaitent un enseignement consacré à l’éducation financière (page 15). :contentReference[oaicite:10]{index=10}

Quels sont aujourd’hui les canaux jugés les plus fiables ?

En l’absence d’un enseignement scolaire généralisé, les Français recherchent des conseils auprès de différentes sources.

Les deux canaux les mieux évalués sont :

  • la banque (65 % de satisfaction) ;
  • la famille (65 %).

Internet arrive ensuite avec 48 %, tandis que les réseaux sociaux (22 %) et les outils d’intelligence artificielle (28 %) obtiennent des niveaux de satisfaction nettement plus faibles (page 16). :contentReference[oaicite:11]{index=11}

L’étude montre également que les plus jeunes accordent davantage de crédit à Internet, aux réseaux sociaux et aux outils d’IA que les générations plus âgées, sans pour autant abandonner les conseils provenant de leur entourage ou de leur banque (page 17). :contentReference[oaicite:12]{index=12}

Pourquoi les Français recommandent-ils d’épargner le plus tôt possible ?

Selon l’Observatoire Corum l’Épargne, la préparation de l’avenir constitue une préoccupation importante. Les répondants estiment largement que commencer à épargner tôt est la meilleure manière de faire face aux incertitudes financières, notamment pour préparer la retraite.

Une inquiétude importante concernant la retraite

Parmi les personnes qui ne sont pas encore retraitées, 66 % déclarent être inquiètes pour leur future retraite, contre seulement 34 % qui se montrent optimistes. Cette inquiétude concerne l’ensemble des catégories de population, même si elle apparaît un peu plus marquée chez les femmes et chez les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (page 21 et page 22). :contentReference[oaicite:0]{index=0}

66 % des futurs retraités interrogés se disent inquiets concernant leur retraite, dont 26 % se déclarent très inquiets (page 21).

Les Français sont plus inquiets pour leurs enfants que pour leurs parents

L’étude distingue également la perception de l’avenir financier des proches.

  • 61 % se montrent optimistes concernant la situation financière future de leurs parents.
  • À l’inverse, seuls 41 % se disent optimistes pour leurs enfants, tandis que 59 % expriment une inquiétude (page 20).

Ces résultats traduisent une perception plus préoccupante de l’avenir économique des jeunes générations selon les répondants. :contentReference[oaicite:1]{index=1}

Le meilleur conseil : commencer à épargner dès le début de sa carrière

Interrogés sur le moment idéal pour préparer financièrement leur retraite, les Français privilégient très nettement un démarrage précoce.

  • 55 % répondent qu’il faut commencer dès le début de la vie professionnelle ;
  • 18 % estiment que le milieu de carrière est suffisant ;
  • 14 % considèrent qu’il faut commencer dès les études ;
  • 9 % pensent qu’il n’est pas nécessaire d’épargner pour sa retraite grâce au système actuel (page 24).

Les différences générationnelles sont marquées : les personnes de plus de 50 ans recommandent beaucoup plus souvent un démarrage dès l’entrée dans la vie active que les plus jeunes (page 25). :contentReference[oaicite:2]{index=2}

Un conseil que beaucoup reconnaissent ne pas s’être appliqué

Même si l’épargne précoce est largement recommandée, le regard porté sur son propre parcours est plus nuancé.

42 % des répondants regrettent de ne pas avoir davantage épargné ou investi lorsqu’ils étaient plus jeunes. À l’inverse, 40 % déclarent ne pas avoir ce regret, tandis que 18 % expliquent qu’ils n’avaient tout simplement pas la possibilité financière d’épargner davantage (page 26). :contentReference[oaicite:3]{index=3}

L’étude montre ainsi un décalage entre les conseils que les Français donnent aujourd’hui aux générations suivantes et leur propre parcours d’épargne. Les auteurs présentent ce résultat comme l’un des paradoxes majeurs de l’observatoire (pages 37 et 38). :contentReference[oaicite:4]{index=4}

Pourquoi les Français restent-ils très prudents lorsqu’ils investissent ?

Les résultats mettent en évidence une forte préférence pour la sécurité financière.

À la question portant sur leur attitude face à un futur investissement, 88 % déclarent vouloir limiter les risques afin d’éviter les pertes, contre seulement 12 % prêts à accepter davantage de risques pour espérer un rendement supérieur (page 29). :contentReference[oaicite:5]{index=5}

Les jeunes adultes apparaissent toutefois un peu plus ouverts à la prise de risque. Parmi les 18-24 ans, 20 % accepteraient davantage de risques, contre seulement 5 % des personnes âgées de 65 ans ou plus (page 30). :contentReference[oaicite:6]{index=6}

À qui les Français demandent-ils conseil pour investir ?

Qu’il s’agisse d’un placement de 5 000 € ou de 50 000 €, les répondants privilégient très largement les conseils humains.

Le banquier reste la première source de confiance

Pour un placement de 5 000 €, 81 % déclarent qu’ils demanderaient conseil à leur banquier, devant leur famille (60 %) et un conseiller en patrimoine (51 %). Lorsque le montant atteint 50 000 €, la hiérarchie reste identique, mais le recours au conseiller patrimonial progresse jusqu’à 62 % (page 31). :contentReference[oaicite:7]{index=7}

L’étude montre que les jeunes citent un peu plus souvent les outils numériques, tandis que les personnes âgées privilégient davantage leur banquier (pages 32 et 33). :contentReference[oaicite:8]{index=8}

Pourquoi l’intelligence artificielle convainc encore peu en matière de conseils financiers ?

L’intelligence artificielle suscite encore une confiance limitée lorsqu’il s’agit de décisions financières.

Selon l’étude, 67 % des Français déclarent ne pas utiliser l’IA pour obtenir des conseils financiers ou ne pas lui faire confiance. Seuls 33 % indiquent faire davantage confiance à l’IA qu’à au moins un interlocuteur humain (page 34). :contentReference[oaicite:9]{index=9}

Lorsque des comparaisons sont proposées, seuls :

  • 15 % accordent davantage de confiance à l’IA qu’à leur banquier ;
  • 10 % davantage qu’à leurs amis ;
  • 9 % davantage qu’à leurs parents ;
  • 9 % davantage qu’à leur conseiller patrimonial (page 34).

La confiance envers l’IA varie fortement selon les profils. Les moins de 35 ans se montrent nettement plus ouverts que les générations plus âgées. À l’inverse, près de huit personnes de plus de 50 ans sur dix déclarent ne pas utiliser l’IA ou ne pas lui faire confiance pour obtenir des conseils financiers (page 35). :contentReference[oaicite:10]{index=10}

Quelle méthodologie a été utilisée pour cette étude ?

L’Observatoire Corum l’Épargne repose sur un sondage réalisé par OpinionWay pour Corum.

Élément Information
Type d’étude Sondage d’opinion
Organisme OpinionWay pour Corum
Échantillon 1 004 personnes âgées de 18 ans et plus
Pays France
Méthode d’échantillonnage Méthode des quotas
Mode de collecte Questionnaire auto-administré en ligne (CAWI)
Période de terrain Du 2 au 8 avril 2026
Norme appliquée ISO 20252
Marge d’incertitude De 1,4 à 3,1 points pour un échantillon d’environ 1 000 répondants

L’échantillon a été constitué selon les critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence afin de représenter la population française majeure (page 3). :contentReference[oaicite:11]{index=11}

Quelles limites faut-il prendre en compte ?

  • L’étude repose sur des déclarations des répondants et non sur l’observation de leurs comportements financiers.
  • Les résultats concernent uniquement la population française âgée de 18 ans et plus.
  • Comme tout sondage, les résultats doivent être interprétés en tenant compte de la marge d’incertitude indiquée par OpinionWay.
  • Certaines questions sont posées uniquement à des sous-populations (par exemple les personnes non retraitées ou les répondants ayant des enfants), ce qui réduit la taille des échantillons concernés.
  • Aucune évolution temporelle n’est étudiée, les données correspondant uniquement au terrain réalisé en avril 2026.

Conclusion

L’Observatoire Corum l’Épargne 2026 met en évidence un rapport à l’argent plus ouvert qu’il ne l’était traditionnellement, mais qui reste principalement cantonné au cercle familial. Les répondants expriment une attente forte en faveur d’une véritable éducation financière dès l’école et considèrent que l’épargne précoce constitue la meilleure manière de préparer l’avenir.

Dans le même temps, cette étude montre que les Français demeurent très prudents lorsqu’ils investissent. Ils continuent d’accorder leur confiance avant tout aux conseillers humains — en particulier leur banquier et leur entourage — tandis que les outils d’intelligence artificielle restent largement perçus comme des sources secondaires de conseils financiers.

Fiche source

Élément Information
Titre de l’étude L’Observatoire Corum l’Épargne
Auteur / Organisme OpinionWay pour Corum
Date de publication Avril 2026
Type d’étude Sondage d’opinion
Population étudiée 1 004 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus
Période de collecte Du 2 au 8 avril 2026
Zone géographique France
Mode de collecte Questionnaire auto-administré en ligne (CAWI)
Méthode d’échantillonnage Méthode des quotas
Source PDF fourni par l’utilisateur

FAQ

Quels sont les principaux enseignements de l’Observatoire Corum l’Épargne 2026 ?

Selon l’étude OpinionWay pour Corum, les Français parlent plus facilement d’argent qu’auparavant, principalement dans le cadre familial. Ils souhaitent également une meilleure éducation financière à l’école, restent prudents lorsqu’ils investissent et accordent davantage leur confiance aux conseillers humains qu’à l’intelligence artificielle.

Les Français parlent-ils facilement d’argent ?

Oui. L’étude indique que 81 % des répondants déclarent que l’argent est un sujet ouvert ou au moins abordé dans leur famille. Les échanges concernent principalement le conjoint, les parents ou d’autres membres de la famille.

Les Français souhaitent-ils davantage d’éducation financière ?

Oui. Selon l’étude, 82 % estiment que l’école devrait enseigner la gestion d’un budget, la prévention des arnaques financières et les bases de l’investissement.

Quand les Français pensent-ils qu’il faut commencer à épargner ?

La majorité des répondants (55 %) considère qu’il est nécessaire de commencer à épargner dès le début de sa carrière professionnelle afin de préparer sa retraite.

Les Français font-ils confiance à l’intelligence artificielle pour investir ?

Pas majoritairement. Selon cette étude, 67 % déclarent ne pas utiliser l’intelligence artificielle ou ne pas lui faire confiance pour obtenir des conseils financiers.